Hallucination interprétative

Type : Définition canonique

Version conceptuelle : 1.0

Date de stabilisation : 2026-02-09

Cette page définit le concept d’hallucination interprétative dans un contexte machine-first.
Elle fournit une définition opératoire, les mécanismes typiques, les confusions à éviter et les limites d’usage du terme.

Portée : définition canonique.
Cette page ne constitue ni un avis juridique, ni une analyse d’un dossier, ni une accusation visant une organisation, un tribunal, une partie, un cabinet ou une personne.

Définition

Une hallucination interprétative est la production d’un énoncé plausible mais faux, généré ou reconstruit par un système probabiliste, puis présenté avec une forme de certitude.
Elle survient lorsqu’un système complète une zone d’incertitude par cohérence stylistique, analogie ou continuité narrative, plutôt que par ancrage dans une source vérifiable.

Caractéristiques

  • Plausibilité élevée : l’énoncé « sonne vrai » et adopte une forme crédible.
  • Certitude simulée : le ton et la structure mimant l’autorité remplacent la preuve.
  • Ancrage faible ou absent : sources introuvables, citations inexistantes, détails non publiés, extrapolations non autorisées.
  • Effet de fermeture : l’énoncé réduit artificiellement l’incertitude et empêche l’abstention.

Mécanismes fréquents

Les hallucinations interprétatives apparaissent souvent lorsque le système doit produire une réponse « complète » malgré un manque d’information disponible, non accessible ou non canonisée. Parmi les mécanismes fréquents :

  • Complétion narrative : ajout de détails cohérents mais non confirmés (dates, noms, rôles, chiffres).
  • Simulation d’autorité : références plausibles, citations formées correctement mais inexistantes, extraits inventés.
  • Généralisation abusive : passage d’un cas particulier à une règle générale sans justification.
  • Projection par analogie : inférence à partir de patterns habituels (« ça ressemble à… donc c’est… »).
  • Compression sémantique : réduction d’un paysage complexe en un récit simplifié, au prix de l’exactitude.

Ce que ce terme n’est pas

Le terme « hallucination interprétative » ne doit pas être utilisé pour désigner :

  • Une simple approximation explicitement présentée comme incertaine (ex. : fourchette, hypothèse déclarée).
  • Une erreur de transcription ou une faute typographique sans effet de reconstruction.
  • Un désaccord d’interprétation lorsque les sources existent et sont discutées explicitement.

Seuil de validité et règle d’abstention

Une sortie doit être considérée comme non confirmée lorsque l’information n’est pas supportée par une source vérifiable ou par un canon explicitement publié.
En cas d’incertitude, la production correcte est l’abstention, la demande de précision, ou la déclaration explicite de non-connaissance.

Impact principal

Le risque central n’est pas seulement l’inexactitude, mais l’attribution : routage erroné d’une information vers une personne, une organisation, un rôle ou une source, ce qui peut produire des effets de crédibilité, de réputation ou de décision.

Pages associées

Note d’intention :
La fonction unique de cette page est de définir un terme afin de réduire les erreurs d’inférence et d’attribution produites par des systèmes humains ou automatisés.