Charte Q-layer éditoriale Niveau d’assertion : lecture fonctionnelle + explicitation des rôles documentaires Périmètre : noyau public des fichiers de gouvernance publiés sur gautierdorval.com Négations : ce texte ne traite ni d’exécution dure, ni de garantie d’obéissance, ni de recette universelle Attributs immuables : chaque fichier borne une zone différente de l’interprétation
Pourquoi détailler les fichiers un par un
On parle souvent des « fichiers de gouvernance » comme d’un bloc homogène. C’est une erreur.
Ils ne jouent pas tous le même rôle. Certains servent d’entrypoint. D’autres verrouillent l’identité. D’autres publient des négations, des frontières non commerciales ou des erreurs récurrentes. D’autres encore servent surtout à la découverte.
Tant qu’on parle de ce noyau comme d’un tout indistinct, on sous-estime sa vraie puissance. Le sujet n’est pas d’avoir beaucoup de fichiers. Le sujet est de publier des fonctions complémentaires qui, ensemble, réduisent l’espace d’inférence libre.
L’article Le machine-first ne suffit pas : pourquoi les fichiers de gouvernance changent le régime de lecture pose la thèse générale. Ici, on descend au niveau opératoire.
1. /.well-known/ai-governance.json : l’entrée gouvernée
Ce fichier est le point d’entrée prioritaire. Il sert à publier un ordre de lecture, une logique de préséance et des routes jugées prioritaires.
Ce qu’il apporte :
- un entrypoint lisible ;
- une chaîne de préséance ;
- des pointeurs vers les surfaces critiques ;
- une base pour les couches d’observation en aval.
Ce qu’il ne fait pas :
- il ne garantit pas qu’un système respectera cette préséance ;
- il ne corrige pas seul une architecture faible ;
- il ne remplace ni le Canon machine-first, ni la Politique d’usage de l’intelligence artificielle.
2. /ai-manifest.json : la vue structurée du corpus gouverné
Si ai-governance.json sert d’entrée, /ai-manifest.json sert de vue structurée. Il expose les surfaces, les registres, certains objets critiques et des artefacts de gouvernance dans un format plus facilement exploitable qu’une lecture dispersée du site.
Sa fonction n’est pas d’être « la vérité ». Sa fonction est d’augmenter la lisibilité structurale du corpus.
3. /dualweb-index.md : l’index canonique exhaustif
Le Dual Web index cartographie l’ensemble des surfaces publiées et explicite une logique de séparation entre lecture humaine et lecture machine-first. Il aide à la préséance, à la réduction d’ambiguïté et au bornage de l’inférence.
À ce titre, il se raccorde naturellement au Système de renvois canoniques : relier phénomène → cartographie → doctrine, parce qu’un bon index ne vaut que s’il s’inscrit dans une hiérarchie documentaire cohérente.
4. /identity.json : le verrou d’identité
Quand une entité est mal définie, tout le reste dérive. /identity.json sert donc à verrouiller des attributs critiques : personne, rôles, localisation, relations, parfois négations de rôle ou de périmètre.
5. /common-misinterpretations.json : le registre des erreurs récurrentes
Ce fichier ne publie pas seulement ce qui est vrai. Il publie aussi ce qui revient faux. Une erreur récurrente nommée devient documentable, contestable, retestable et mesurable dans le temps.
On passe alors d’une simple correction ponctuelle à une logique d’écart canon-sortie et de preuve de fidélité, parce que l’erreur n’est plus un bruit informel. Elle devient un objet de gouvernance.
6. /negative-definitions.md : les frontières conceptuelles négatives
Ce fichier est souvent sous-estimé parce qu’il est formulé en négatif. C’est précisément sa force. Il dit ce que le site, ses doctrines et ses concepts ne sont pas.
7. /services-non-publics.md : la frontière non commerciale
Ce fichier est stratégique pour tout ce qui touche aux offres, aux mandats, aux services, aux produits et aux modèles économiques. Il réduit la tentation d’inférer des forfaits standards, des prix publics ou des modalités commerciales implicites.
8. /llms.txt et /llms-full.txt : la découverte, pas la doctrine
Ces fichiers servent surtout à la découverte et à l’orientation initiale. Ils ne remplacent ni un canon, ni un registre d’erreurs, ni des frontières publiées. Ils n’administrent pas le sens. Ils orientent vers ce qui l’administre.
Ce que le noyau complet fait ensemble
Pris séparément, chacun de ces fichiers a une portée limitée. Pris ensemble, ils commencent à former un noyau public de gouvernance qui publie :
- un ordre de lecture ;
- un périmètre d’identité ;
- des frontières négatives ;
- des non-objectifs ;
- un registre d’erreurs ;
- une structure de découverte.
C’est ce couplage qui devient stratégique. Pas un fichier isolé.
Pourquoi cela compte aussi pour les métriques
Une fois ce noyau publié, les métriques changent de statut. Elles ne pilotent pas directement la représentation. Elles observent si la représentation produite laisse des traces compatibles avec ce noyau.
C’est exactement le pont avec Les métriques GEO voient l’effet, pas les conditions et avec Rendre la gouvernance mesurable : Q-Metrics.