Gouvernance endogène : canoniser l’entité on-site

Sous-titre : Pourquoi la stabilité commence par une définition canonique, avant toute cartographie externe
Statut : Note doctrinale conceptuelle (non prescriptive)
Portée : Canonisation d’entité, périmètre, attributs immuables, exclusions, références canoniques, conditions d’interprétation, Q-layer
Non-objectif : Ce document ne revendique aucun résultat de performance, aucun effet de classement, ni aucune garantie de visibilité.


1. Le problème : une entité sans canon devient probabiliste

Une entité peut être mentionnée des centaines de fois sur le Web, et pourtant rester mal reconstruite. Dans un système génératif, la définition d’une entité n’est pas un texte unique : c’est un ensemble d’attributs, de relations et de limites qui doivent rester cohérents malgré la compression, la paraphrase et l’arbitrage entre sources.

Sans définition canonique explicite, le modèle est incité à compléter ce qui manque. Cette complétion peut être élégante, convaincante, et néanmoins incorrecte. La gouvernance endogène vise à réduire cette zone d’improvisation en déclarant ce qui est vrai, ce qui est stable et ce qui est exclu.

2. Définition : gouvernance endogène (on-site)

La gouvernance endogène désigne l’ensemble des mécanismes publiés sur l’entité elle-même (on-site) pour fixer une définition canonique, borner le périmètre d’interprétation et réduire l’ambiguïté.

Elle existe pour rendre certaines inférences illégitimes, même si elles semblent plausibles. Elle établit aussi la base nécessaire à la gouvernance exogène : sans canon interne, aucune harmonisation externe ne peut converger de manière stable.

3. Ce que signifie « canoniser » une entité

Canoniser ne consiste pas à répéter un discours de marque. Canoniser consiste à déclarer des éléments structurants qui résistent à la paraphrase.

Une canonisation endogène robuste inclut généralement :

  • Identité stable : nom, variantes, référents uniques, et liens canoniques.
  • Rôle et posture : ce que l’entité fait, et comment elle doit être interprétée.
  • Périmètre : ce qui s’applique à / ne s’applique pas à.
  • Attributs immuables : éléments déclarés comme non négociables.
  • Exclusions explicites : ce qui ne doit pas être inféré.
  • Références canoniques : pointeurs d’autorité vers les seules sources acceptables pour certains énoncés.

4. Relation avec le Q-layer : conditions de réponse et silence autoritatif

La canonisation endogène devient opérationnelle lorsque le système impose des conditions d’interprétation. Le Q-layer joue ce rôle de précondition : il définit ce qui doit être vérifié, ce qui doit être refusé, et ce qui doit rester silencieux lorsque l’information n’est pas définie.

Une page dédiée existe déjà :
Q-layer (préconditions de réponse).
La gouvernance endogène fournit la matière canonique. Le Q-layer impose l’ordre d’application.

5. Modes de défaillance courants sans gouvernance endogène

Sans canon explicite, certaines dérives reviennent avec une régularité élevée :

  • Élargissement de périmètre : l’IA attribue des services, des produits ou des capacités non offerts.
  • Fusion d’entités : confusion entre homonymes, marques proches, ou entités liées.
  • Récits implicites : l’IA infère des motivations, promesses ou garanties non déclarées.
  • Temporalité écrasée : l’IA transforme une archive en état présent.
  • Autorité mal placée : une source secondaire devient interprétée comme canon faute d’arbitrage.

La gouvernance endogène réduit ces dérives en fournissant une définition qui agit comme point fixe.

6. Mécanismes endogènes typiques (non exhaustif)

Les mécanismes endogènes ne sont pas uniquement du texte. Ils incluent des artefacts lisibles par machine et des liens canoniques qui stabilisent l’interprétation.

  • Pages doctrinales : définitions, périmètre, exclusions et règles d’interprétation.
  • Données structurées : graphe d’entités, relations et définitions de termes.
  • Fichiers Dual Web : pointeurs, gouvernance, contexte et contraintes (sans vérités transactionnelles figées).
  • Relations canoniques : liens « author », « me », « alternate », « policy », etc., dans l’en-tête global.

La gouvernance exogène intervient ensuite : cartographie et harmonisation externe, puis négation gouvernée pour ce qui ne peut pas être édité.

7. Conséquence : une entité plus difficile à mal reconstruire

Une canonisation endogène solide ne rend pas une entité « inattaquable ». Elle rend les erreurs plus coûteuses à produire pour un système génératif, parce que les limites deviennent visibles et opposables au niveau du système.

Cette stabilité se mesure par observation et non par promesse. Une page dédiée est prévue :
Observabilité interprétative.

Schéma conceptuel (non normatif)

Gouvernance endogène (on-site)
  └─ définit l’identité, le périmètre, les attributs immuables et les exclusions
       ↓
Q-layer (préconditions)
  └─ impose vérification, refus, et silence autoritatif lorsque non spécifié
       ↓
Base stable pour gouvernance exogène (off-site)
  └─ harmonisation externe + négation gouvernée sur les conflits non éditables

Ce schéma est illustratif uniquement. Il n’implique aucune garantie. Il met en évidence la séquence logique : canoniser d’abord, stabiliser le graphe externe ensuite.


Note non contractuelle

Ce document est conceptuel et non prescriptif. Il n’affirme aucun résultat garanti.
Il décrit une logique de canonisation on-site visant à réduire certaines conditions de dérive en monde ouvert :
périmètre implicite, fusion d’entités, et inférences non autorisées.