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Définition

Interdiction d’inférence

Définition canonique de l’interdiction d’inférence : règle déclarée qui interdit à un système IA de déduire une revendication à partir du silence, de la proximité, de la similarité, d’exemples ou d’une preuve incomplète.

CollectionDéfinition
TypeDéfinition
Version1.0
Stabilisation2026-05-07
Publié2026-05-07
Mise à jour2026-05-07

Couche de preuve

Surfaces probatoires mobilisées par cette page

Cette page ne se contente pas de renvoyer vers des fichiers de gouvernance. Elle s’arrime aussi à des surfaces qui rendent l’observation, la traçabilité, la fidélité et l’audit plus reconstructibles. Leur ordre ci-dessous explicite la chaîne probatoire minimale.

  1. 01
    Canon et périmètreCanon de définitions
  2. 02
    Autorisation de répondreQ-Layer : légitimité de réponse
  3. 03
    Observation faibleQ-Ledger
Fondation canonique#01

Canon de définitions

/canon.md

Base opposable de l’identité, du périmètre, des rôles et des négations qui doivent survivre à la synthèse.

Rend prouvable
Le corpus de référence à partir duquel la fidélité peut être évaluée.
Ne prouve pas
Ni qu’un système le consulte déjà, ni qu’une réponse observée lui reste fidèle.
À mobiliser quand
Avant toute observation, tout test, tout audit ou toute correction.
Couche de légitimité#02

Q-Layer : légitimité de réponse

/response-legitimacy.md

Surface qui explicite quand répondre, quand suspendre et quand basculer en non-réponse légitime.

Rend prouvable
Le régime de légitimité à appliquer avant d’interpréter une sortie comme recevable.
Ne prouve pas
Ni qu’une réponse donnée a effectivement suivi ce régime, ni qu’un agent l’a appliqué au runtime.
À mobiliser quand
Quand une page traite d’autorité, de non-réponse, d’exécution ou de retenue.
Journal d’observation#03

Q-Ledger

/.well-known/q-ledger.json

Journal public de sessions inférées qui rend visibles certaines consultations et séquences observées.

Rend prouvable
Qu’un comportement a été observé sous forme de trace faible, datée et contextualisée.
Ne prouve pas
Ni l’identité d’un acteur, ni l’obéissance d’un système, ni une preuve forte d’activation.
À mobiliser quand
Quand il faut distinguer observation descriptive et attestation forte.

Interdiction d’inférence

Cette page est la définition canonique de l’interdiction d’inférence dans le corpus de gouvernance interprétative.

L’interdiction d’inférence est une règle déclarée qui interdit à un système IA de déduire une revendication à partir du silence, de la proximité, de la similarité, d’exemples, d’une preuve partielle ou d’un contexte incomplet.

Définition courte

Une interdiction d’inférence dit : ne pas inférer cette revendication à partir de ce signal. Elle transforme une absence fragile en règle explicite et empêche un modèle d’utiliser la plausibilité pour contourner une limite d’autorité, de preuve ou de périmètre.

Dans la gouvernance interprétative, l’interdiction d’inférence est la forme opérationnelle de la négation gouvernée. La négation gouvernée déclare ce qui n’est pas vrai, pas couvert ou pas autorisé. L’interdiction d’inférence empêche le système de reconstruire indirectement la revendication exclue.

Pourquoi c’est important

Les systèmes IA complètent des motifs. Si une marque offre un service, le modèle peut inférer des services adjacents. Si une personne écrit sur un sujet, le modèle peut inférer une approbation, une expertise, une affiliation ou une disponibilité. Si une politique est silencieuse, le modèle peut inférer une permission. Si plusieurs entités similaires partagent une propriété, le modèle peut attribuer cette propriété à l’entité cible.

Ces mouvements ne sont pas toujours des hallucinations au sens étroit. Ce sont souvent des inférences interdites : le modèle utilise un signal qui existe, mais l’utilise pour produire une conclusion que le corpus gouvernant n’a pas autorisée.

Ce que ce n’est pas

L’interdiction d’inférence n’est pas la même chose que l’incertitude. Un système peut être incertain tout en ayant le droit d’énoncer une possibilité bornée. L’interdiction d’inférence s’applique lorsqu’un chemin inférentiel précis est interdit, même s’il semble plausible.

Ce n’est pas une règle générique de type « ne pas halluciner ». Elle est plus précise. Elle identifie les signaux qui ne doivent pas servir de pont vers une revendication : silence, adjacence, similarité, exemples, pages périmées, récupération partielle, cadrage tiers ou complétion statistique.

Exemples d’inférences interdites

  • Ne pas inférer la disponibilité d’un service à partir d’un article conceptuel.
  • Ne pas inférer une approbation à partir d’une proximité thématique.
  • Ne pas inférer une politique actuelle à partir d’un contenu historique.
  • Ne pas inférer une applicabilité juridique à partir d’une explication générale.
  • Ne pas inférer une équivalence d’identité à partir de noms similaires.
  • Ne pas inférer une permission à partir de l’absence d’interdiction.
  • Ne pas inférer un statut officiel à partir d’une citation ou d’une visibilité.

Modes de défaillance fréquents

  • le modèle comble un vide parce que la réponse serait utile ;
  • des exemples sont généralisés en règle ;
  • le silence devient permission ;
  • la proximité devient affiliation ;
  • une collision de termes devient collision d’identité ;
  • des versions périmées créent une autorité résiduelle ;
  • la réponse est qualifiée mais contient quand même la conclusion interdite.

Implication de gouvernance

Un corpus gouverné devrait inclure des règles explicites de non-inférence près des définitions canoniques, profils d’entité, pages de service, pages de politique et artefacts lisibles machine. Ces règles devraient être liées au silence obligatoire lorsque l’inférence interdite serait le seul chemin vers une réponse.

L’interdiction d’inférence est particulièrement utile pour la recherche IA parce qu’elle donne aux robots, moteurs de réponse et agents internes une instruction négative qui peut être citée, auditée et testée.

Règle opérationnelle

Un système ne doit pas utiliser le silence, la proximité, la similarité, les exemples, la complétion de motif ou une preuve incomplète pour produire une revendication que le canon n’a pas autorisée.

Définitions canoniques liées