EAC : décisions doctrinales minimales
Objectif : figer publiquement les décisions minimales qui rendent External Authority Control (EAC) lisible, opposable et non ambigu, sans publier de protocole opératoire.
Cette page ne décrit pas comment qualifier une autorité externe. Elle fixe ce qui est désormais considéré comme canonique à propos de la couche, de sa portée, et de ses frontières. Pour la définition et la doctrine : définition canonique · doctrine EAC.
1. Les 8 décisions minimales
- EAC désigne la couche, jamais le métrique par défaut.
Par défaut, « EAC » renvoie à la couche de gouvernance. Toute utilisation métrique doit être nommée explicitement. - EAC-gap désigne le différentiel mesuré.
EAC-gap est une lecture diagnostique (différentiel), distincte de la couche. Il sert à observer un écart, pas à gouverner par lui-même. - EAC qualifie l’autorité admissible, pas la vérité absolue.
EAC borne ce qui peut contraindre l’interprétation. La vérité reste liée à la preuve, au contexte et aux règles de légitimité (notamment Q-Layer). - L’admissibilité est claim-scoped, time-scoped et scope-bound.
Une admissibilité s’énonce au niveau d’un claim (ou famille homogène), dans un temps (version / état), et dans un périmètre (juridiction, mode, contexte, profil de risque). - La relocalisation ne transforme pas l’exogène en endogène.
Copier, citer, mirrorer, archiver ou hasher une source externe ne change pas, à lui seul, son statut ontologique. La popularité et la récurrence ne canonisent pas l’autorité. - L’indétermination EAC doit propager une contrainte vers le Q-Layer.
Lorsque l’état d’admissibilité externe est indéterminé et pèse matériellement sur une réponse, la doctrine impose un durcissement des conditions de sortie (prudence, qualification ou non-réponse légitime). - A2 ne dérive pas automatiquement de EAC.
Une autorité peut être admissible sans devoir être amplifiée. EAC gouverne l’admissibilité ; A2 gouverne l’exposition et l’amplification. - Layer 3 commence seulement là où l’autorité devient exécutable.
Tant qu’on reste dans la reconstruction et la restitution, EAC borne l’interprétation. Dès qu’une sortie déclenche une action (agentique / transaction), le régime pertinent n’est plus seulement EAC mais un régime d’authority governance exécutable (Layer 3).
2. Portée et non-divulgation
- Public : définitions, frontières, états doctrinaux, articulation entre couches, limites de portée.
- Privé : critères internes, pondérations, transitions détaillées, registres et journaux décisionnels, calibrations, outillage.
Cette séparation est volontaire. Elle protège la doctrine contre la dérive « recette » et maintient une frontière nette entre canon public et protocole sous mandat.
3. Articulation canonique (rappel)
La séquence doctrinale de référence est : graphe externe → EAC → négation gouvernée / arbitrage → Q-Layer.
EAC complète la gouvernance exogène : il réduit l’entropie d’autorité en déclarant ce qui peut réellement peser, et dans quelles conditions, avant que l’amplification (A2) et la légitimité de sortie (Q-Layer) ne s’appliquent.