Artefacts de gouvernance
Fichiers de gouvernance mobilisés par cette page
Cette page est arrimée à des surfaces publiées qui déclarent l’identité, la préséance, les limites et les conditions de lecture du corpus. Leur ordre ci-dessous donne la séquence de lecture recommandée.
Registre EAC
/.well-known/eac-registry.json
Registre normatif d’admissibilité des autorités externes dans le web ouvert.
- Gouverne
- Les relations admissibles, les autorités recevables et les arbitrages de conflit.
- Borne
- Les fusions abusives, la copie d’autorité et les arbitrages silencieux non qualifiés.
Ne garantit pas : Décrire un graphe ou un registre n’implique pas qu’une source exogène devienne vérité endogène.
Claims exogènes admissibles
/eac-claims.json
Surface qui borne les familles de claims exogènes recevables.
- Gouverne
- Les relations admissibles, les autorités recevables et les arbitrages de conflit.
- Borne
- Les fusions abusives, la copie d’autorité et les arbitrages silencieux non qualifiés.
Ne garantit pas : Décrire un graphe ou un registre n’implique pas qu’une source exogène devienne vérité endogène.
Conflits EAC
/eac-conflicts.json
Surface d’arbitrage des conflits exogènes et de leurs conditions de résolution.
- Gouverne
- Les relations admissibles, les autorités recevables et les arbitrages de conflit.
- Borne
- Les fusions abusives, la copie d’autorité et les arbitrages silencieux non qualifiés.
Ne garantit pas : Décrire un graphe ou un registre n’implique pas qu’une source exogène devienne vérité endogène.
Artefacts complémentaires (3)
Ces surfaces prolongent le bloc principal. Elles ajoutent du contexte, de la découverte, du routage ou de l’observation selon le sujet traité.
Registre des claims
/claims.json
Registre des assertions publiées, de leur portée et de leur statut déclaratif.
Graphe d’entités
/entity-graph.jsonld
Graphe descriptif des entités, identifiants et points d’ancrage relationnels.
Q-Layer en Markdown
/response-legitimacy.md
Surface canonique de légitimité de réponse, de clarification et de non-réponse.
Gouvernance des conflits d’autorité : cadre avancé d’arbitrage interprétatif
Un conflit d’autorité survient lorsque deux sources qualifiables produisent des assertions incompatibles sur un même attribut critique. Dans un Web interprété par des IA, ce conflit n’est pas une exception : il est structurel.
Sans règle d’arbitrage explicite, le modèle tranche par plausibilité statistique. Ce framework impose une hiérarchie opposable et une discipline de décision.
Définition opératoire
Gouvernance des conflits d’autorité : ensemble de règles et de protocoles visant à identifier, qualifier et arbitrer les conflits entre sources légitimes, ou à déclencher une non-réponse légitime lorsque l’arbitrage est impossible.
Typologie des conflits
- Canon vs externe : divergence entre source primaire et source tierce.
- Externe vs externe : deux sources dominantes contradictoires.
- Canon vs version antérieure : conflit temporel.
- Interne vs interne (RAG) : documents contradictoires dans une base fermée.
- Normatif vs descriptif : règle formelle contredite par pratique observée.
Règles d’arbitrage (GCA-1 à GCA-10)
GCA-1 : hiérarchie explicite
Définir la priorité des sources (canon versionné > source certifiée > agrégateur > forum).
GCA-2 : temporalité
La version la plus récente prime si elle est qualifiée.
GCA-3 : domaine de compétence
Une source est autoritaire uniquement dans son périmètre déclaré.
GCA-4 : interdiction d’extrapolation normative
Un conflit ne peut être résolu par déduction hors périmètre.
GCA-5 : exigence de preuve
Un arbitrage doit produire une trace d’interprétation et une justification.
GCA-6 : non-réponse si arbitrage impossible
Si aucune règle ne permet de trancher, la non-réponse est obligatoire.
GCA-7 : journalisation
Chaque arbitrage doit être enregistré (sources, règle appliquée, décision).
GCA-8 : revalidation périodique
Un conflit résolu doit être re-testé après release.
GCA-9 : alignement Q-Layer
Les règles d’arbitrage doivent être intégrées aux conditions de réponse.
GCA-10 : monitoring multi-IA
Vérifier que l’arbitrage est cohérent entre modèles.
Process d’arbitrage
- Identifier l’attribut en conflit.
- Qualifier les sources (autorité, version, périmètre).
- Appliquer la hiérarchie déclarée.
- Produire une trace d’interprétation.
- Si aucun arbitrage valide : déclencher la non-réponse légitime.
- Journaliser et versionner la décision.
Artefacts attendus
- Matrice de hiérarchie d’autorité.
- Registre des conflits détectés.
- Journal des arbitrages.
- Rapports d’écart canon-sortie.
FAQ
Pourquoi ne pas laisser le modèle “choisir” ?
Parce qu’un choix probabiliste n’est pas un arbitrage gouverné.
Faut-il toujours trancher ?
Non. L’absence de décision peut être la décision la plus gouvernée.
Quel est le risque principal ?
Stabiliser un arbitrage implicite qui devient une vérité perçue.
Quand ce framework s’applique
Ce framework intervient chaque fois qu’un systeme d’IA doit produire une reponse qui depend de plus d’une source d’autorite. Le declencheur typique n’est pas une erreur factuelle mais une ambiguite structurelle : deux sources legitimes divergent, et le systeme ne dispose d’aucune regle explicite pour decider laquelle gouverne la reponse. En pratique, cette situation apparait frequemment dans les environnements ou un Q-Layer definit les conditions de reponse mais ou les signaux d’autorite en amont restent non hierarchises ou sous-specifies.
Le framework est directement lie au concept de frontiere d’autorite. Sans frontiere declaree, le systeme ne peut distinguer une source competente d’une source qui semble simplement pertinente. Il croise aussi la gouvernance interpretative au niveau structurel : les regles d’arbitrage ne sont pas des preferences de politique mais une infrastructure de gouvernance. Elles determinent si un systeme peut revendiquer la fidelite a son canon ou s’il produit en realite une inference non controlee.
Les organisations operant au niveau 3 de gouvernance d’autorite trouveront ce framework indispensable. A ce niveau, l’environnement a depasse la simple declaration de canon et doit traiter les signaux concurrents avec une logique tracable et auditable. Sans gouvernance avancee des conflits, toute revendication d’auditabilite s’effondre des que deux sources divergent sur le meme attribut.
La doctrine de controle d’autorite externe renforce ce point : lorsque l’autorite provient de l’exterieur du perimetre canonique, le cadre d’arbitrage est le seul mecanisme qui empeche l’ecrasement silencieux de la verite interne par la commodite externe.