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Définition

Trace d’interprétation

Définition canonique de la trace d’interprétation : empreinte minimale liant sources activées, contraintes (frontière d’autorité, périmètre) et décisions de sortie. Indispensable pour l’audit et la preuve de fidélité.

CollectionDéfinition
TypeDéfinition
Version1.0
Publié2026-02-19
Mise à jour2026-05-07

Couche de preuve

Surfaces probatoires mobilisées par cette page

Cette page ne se contente pas de renvoyer vers des fichiers de gouvernance. Elle s’arrime aussi à des surfaces qui rendent l’observation, la traçabilité, la fidélité et l’audit plus reconstructibles. Leur ordre ci-dessous explicite la chaîne probatoire minimale.

  1. 01
    Canon et périmètreCanon de définitions
  2. 02
    Autorisation de répondreQ-Layer : légitimité de réponse
  3. 03
    Observation faibleQ-Ledger
  4. 04
Fondation canonique#01

Canon de définitions

/canon.md

Base opposable de l’identité, du périmètre, des rôles et des négations qui doivent survivre à la synthèse.

Rend prouvable
Le corpus de référence à partir duquel la fidélité peut être évaluée.
Ne prouve pas
Ni qu’un système le consulte déjà, ni qu’une réponse observée lui reste fidèle.
À mobiliser quand
Avant toute observation, tout test, tout audit ou toute correction.
Couche de légitimité#02

Q-Layer : légitimité de réponse

/response-legitimacy.md

Surface qui explicite quand répondre, quand suspendre et quand basculer en non-réponse légitime.

Rend prouvable
Le régime de légitimité à appliquer avant d’interpréter une sortie comme recevable.
Ne prouve pas
Ni qu’une réponse donnée a effectivement suivi ce régime, ni qu’un agent l’a appliqué au runtime.
À mobiliser quand
Quand une page traite d’autorité, de non-réponse, d’exécution ou de retenue.
Journal d’observation#03

Q-Ledger

/.well-known/q-ledger.json

Journal public de sessions inférées qui rend visibles certaines consultations et séquences observées.

Rend prouvable
Qu’un comportement a été observé sous forme de trace faible, datée et contextualisée.
Ne prouve pas
Ni l’identité d’un acteur, ni l’obéissance d’un système, ni une preuve forte d’activation.
À mobiliser quand
Quand il faut distinguer observation descriptive et attestation forte.
Protocole d’attestation#04

Q-Attest protocol

/.well-known/q-attest-protocol.md

Spécification facultative qui sépare clairement les sessions inférées des attestations validées.

Rend prouvable
Le cadre minimal requis pour élever une observation vers une attestation vérifiable.
Ne prouve pas
Ni qu’un endpoint d’attestation existe, ni qu’une attestation a déjà été reçue.
À mobiliser quand
Quand une page traite de preuve forte, de validation opérationnelle ou de séparation des niveaux de preuve.
Surfaces probatoires complémentaires (1)

Ces artefacts prolongent la chaîne principale. Ils servent à qualifier un audit, un niveau de preuve, une citation ou une trajectoire de version.

Journal de changementsMémoire et version

Changelog IA

/changelog-ai.md

Journal public qui rend les évolutions des surfaces IA plus datables et plus auditables.

Trace d’interprétation

La trace d’interprétation désigne l’empreinte minimale permettant d’expliquer comment une sortie d’IA a été produite : quelles sources ont été mobilisées, quelles règles ou contraintes ont été appliquées, et dans quel contexte la réponse a été générée.

Elle ne vise pas à ouvrir la boîte noire interne du modèle. Elle vise à rendre l’interprétation auditables : relier une réponse à un canon, à une frontière d’autorité, et à des conditions de réponse.


Définition

On appelle trace d’interprétation un ensemble structuré d’éléments permettant d’établir :

  • Sources activées : pages, documents, extraits, graphes utilisés.
  • Contexte : date, version, juridiction, audience, état d’exécution.
  • Contraintes appliquées : périmètre d’interprétabilité, frontière d’autorité, négations gouvernées.
  • Décisions de sortie : réponse, non-réponse légitime, demande de précision.

Une trace d’interprétation permet donc de distinguer un énoncé déclaré d’un énoncé inféré, et de vérifier si une inférence a été gouvernée.


Pourquoi c’est critique dans les systèmes d’IA

  • Sans trace, il n’y a pas d’audit : on ne peut pas expliquer pourquoi la réponse a été produite.
  • Sans trace, la correction est aveugle : impossible de savoir quelle source domine ou manque.
  • Sans trace, la fidélité est invérifiable : citation et plausibilité remplacent la preuve.

Trace d’interprétation vs citation

  • Citation : indique des sources, sans prouver le respect des contraintes.
  • Trace d’interprétation : relie sources, contraintes et décisions de sortie, et rend la fidélité testable.

Indicateurs pratiques (symptômes en l’absence de trace)

  • On ne sait pas pourquoi une réponse varie selon la formulation.
  • On ne peut pas expliquer pourquoi le canon n’est pas activé (invisibilisation).
  • On ne peut pas détecter un conflit d’autorité avant qu’il se transforme en synthèse.
  • On ne peut pas identifier les causes d’inertie, de traînée ou de rémanence.

Ce que la trace d’interprétation n’est pas

  • Ce n’est pas un dump de logs illisibles. Elle doit être minimale et utile.
  • Ce n’est pas l’explication neuronale du modèle. Elle est orientée gouvernance.
  • Ce n’est pas une garantie de vérité. C’est une garantie de traçabilité sous conditions.

Règle minimale (formulation opposable)

Règle TI-1 : toute réponse à fort impact doit pouvoir produire une trace d’interprétation minimale reliant la sortie à des sources activées et à des contraintes appliquées. À défaut, la sortie doit être dégradée (incertitude, hypothèse non autoritaire) ou basculer en non-réponse légitime.


Exemple

Cas : une IA répond sur un point sensible. On veut vérifier si elle respecte la frontière d’autorité.

Trace minimale attendue : source canonique activée, version/date, règle de périmètre appliquée, décision de sortie (réponse vs non-réponse), et mention explicite de toute inférence.


Liens internes recommandés

Voir aussi

Adjacence phase 3 : preuve, auditabilité et mesure

Cette définition appartient maintenant à la couche probatoire de la phase 3. Son rôle est clarifié par quatre surfaces canoniques : couche de preuve, auditabilité interprétative, Q-Ledger et Q-Metrics.

La séquence opérationnelle est la suivante : la preuve interprétative identifie ce qui peut soutenir une contestation, la preuve reconstructible emballe le cas pour une revue tierce, la trace d’interprétation expose le chemin, l’écart canon-sortie mesure la distance au canon, la preuve de fidélité teste si la sortie est restée bornée, et l’observabilité interprétative suit les variations dans le temps.

Dans cette couche, la trace d’interprétation ne doit pas être lu comme un simple mot probatoire. Le concept appartient à une chaîne qui sépare observation, mesure, reconstructibilité, auditabilité et preuve.