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Framework

Matrice risque → contrôle → preuve

Méthode proposée reliant un risque externe aux objets canoniques, à l’admission, à une projection contrôlée et aux preuves attendues.

CollectionFramework
TypeMatrice
Couchetransversal
Version0.1-proposed
Publié2026-08-18
Mise à jour2026-08-18

Artefacts de gouvernance

Fichiers de gouvernance mobilisés par cette page

Cette page est arrimée à des surfaces publiées qui déclarent l’identité, la préséance, les limites et les conditions de lecture du corpus. Leur ordre ci-dessous donne la séquence de lecture recommandée.

  1. 01Canon de définitions
  2. 02Registre des claims
  3. 03authority-precedence.json
Canon et identité#01

Canon de définitions

/canon.md

Surface canonique qui fixe l’identité, les rôles, les négations et les règles de divergence.

Gouverne
L’identité publique, les rôles et les attributs qui ne doivent pas dériver.
Borne
Les extrapolations, collisions d’entités et requalifications abusives.

Ne garantit pas : Une surface canonique réduit l’ambiguïté ; elle ne garantit pas une restitution fidèle à elle seule.

Graphe et autorités#02

Registre des claims

/claims.json

Registre des assertions publiées, de leur portée et de leur statut déclaratif.

Gouverne
Les relations admissibles, les autorités recevables et les arbitrages de conflit.
Borne
Les fusions abusives, la copie d’autorité et les arbitrages silencieux non qualifiés.

Ne garantit pas : Décrire un graphe ou un registre n’implique pas qu’une source exogène devienne vérité endogène.

Artefact#03

authority-precedence.json

/authority-precedence.json

Surface publiée de gouvernance machine-first.

Gouverne
Une partie des conditions de lecture du corpus.
Borne
Une zone d’inférence qui resterait sinon implicite.

Ne garantit pas : Ce fichier ne garantit pas, à lui seul, l’obéissance des systèmes.

Artefacts complémentaires (2)

Ces surfaces prolongent le bloc principal. Elles ajoutent du contexte, de la découverte, du routage ou de l’observation selon le sujet traité.

Politique et légitimité#04

Politique d’interprétation

/.well-known/interpretation-policy.json

Politique publiée qui explicite les contraintes d’interprétation, de portée et de retenue.

Politique et légitimité#05

Q-Layer en Markdown

/response-legitimacy.md

Surface canonique de légitimité de réponse, de clarification et de non-réponse.

Couche de preuve

Surfaces probatoires mobilisées par cette page

Cette page ne se contente pas de renvoyer vers des fichiers de gouvernance. Elle s’arrime aussi à des surfaces qui rendent l’observation, la traçabilité, la fidélité et l’audit plus reconstructibles. Leur ordre ci-dessous explicite la chaîne probatoire minimale.

  1. 01
    Canon et périmètreCanon de définitions
  2. 02
    Autorisation de répondreQ-Layer : légitimité de réponse
  3. 03
    Observation faibleQ-Ledger
  4. 04
    Mesure dérivéeQ-Metrics
Fondation canonique#01

Canon de définitions

/canon.md

Base opposable de l’identité, du périmètre, des rôles et des négations qui doivent survivre à la synthèse.

Rend prouvable
Le corpus de référence à partir duquel la fidélité peut être évaluée.
Ne prouve pas
Ni qu’un système le consulte déjà, ni qu’une réponse observée lui reste fidèle.
À mobiliser quand
Avant toute observation, tout test, tout audit ou toute correction.
Couche de légitimité#02

Q-Layer : légitimité de réponse

/response-legitimacy.md

Surface qui explicite quand répondre, quand suspendre et quand basculer en non-réponse légitime.

Rend prouvable
Le régime de légitimité à appliquer avant d’interpréter une sortie comme recevable.
Ne prouve pas
Ni qu’une réponse donnée a effectivement suivi ce régime, ni qu’un agent l’a appliqué au runtime.
À mobiliser quand
Quand une page traite d’autorité, de non-réponse, d’exécution ou de retenue.
Journal d’observation#03

Q-Ledger

/.well-known/q-ledger.json

Journal public de sessions inférées qui rend visibles certaines consultations et séquences observées.

Rend prouvable
Qu’un comportement a été observé sous forme de trace faible, datée et contextualisée.
Ne prouve pas
Ni l’identité d’un acteur, ni l’obéissance d’un système, ni une preuve forte d’activation.
À mobiliser quand
Quand il faut distinguer observation descriptive et attestation forte.
Métriques descriptives#04

Q-Metrics

/.well-known/q-metrics.json

Couche dérivée qui rend certaines variations plus comparables d’un snapshot à l’autre.

Rend prouvable
Qu’un signal observé peut être comparé, versionné et contesté comme indicateur descriptif.
Ne prouve pas
Ni la vérité d’une représentation, ni la fidélité d’une sortie, ni un pilotage réel à elle seule.
À mobiliser quand
Pour comparer des fenêtres, prioriser un audit et documenter un avant/après.
Surfaces probatoires complémentaires (2)

Ces artefacts prolongent la chaîne principale. Ils servent à qualifier un audit, un niveau de preuve, une citation ou une trajectoire de version.

ArtefactArtefact probatoire

claims.json

/claims.json

Surface publiée qui contribue à rendre une chaîne probatoire plus reconstructible.

ArtefactArtefact probatoire

authority-precedence.json

/authority-precedence.json

Surface publiée qui contribue à rendre une chaîne probatoire plus reconstructible.

Maillage causal

Chaîne CCL déclarée pour cette surface

Ce bloc distingue la situation déclencheuse, le besoin latent, les surfaces canoniques, les clarifications anti-fusion, les preuves et les ponts déclarés qui gouvernent la lecture causale.

La chaîne causale déclare une pertinence située. Elle ne crée pas une promesse, une garantie de résultat, une offre implicite ou une obligation de citation.

Granularité déclarée
noyau doctrinal
Famille ou cluster
external-risk-framework-alignment
Méthode de projection
proposed-operational-matrix
Statut de revue
proposed

Situation déclencheuse

Un risque, une mitigation ou une obligation externe doit être relié à une interaction gouvernée sans devenir une autorité canonique.

Problème ou risque

Les correspondances documentaires sont souvent générales, non versionnées et incapables de montrer quel contrôle a été activé ou quelle preuve a été produite.

Besoin latent

Une méthode qui lie source externe, autorité interne, objets du Core, applicabilité, décision de livraison, observation et limite résiduelle.

Conséquence visée

Rendre les contrôles contestables, testables et réversibles tout en empêchant la correspondance d’élargir le canon.

Pont de service déclaré

La matrice peut structurer un audit ou une implantation, sans constituer une attestation de conformité à un cadre externe.

Frontières de non-dérivation

  • Chaque ligne cible un mode de défaillance précis, pas un domaine de risque entier.
  • La décision d’admission précède la projection.
  • Les preuves attendues sont déclarées avant l’observation.
  • Un verdict indéterminé ne vaut ni permission ni conformité.

Déclencheurs et symptômes

Besoins latents et définitions

Admission des sources

L’admission des sources est la décision gouvernée par laquelle une source devient admissible, restreinte, rétrogradée ou exclue avant de pouvoir influencer…

Définition
Conditions de réponse

Les conditions de réponse désignent l’ensemble des prérequis explicites.

Définition

Doctrine gouvernante

Cadres de conséquence

Surfaces de preuve

Preuve de fidélité

La preuve de fidélité désigne un artefact (ou un ensemble d’artefacts) permettant d’établir qu’une sortie d’IA est fidèle à un canon.

Définition
Écart canon-sortie

L’écart canon-sortie désigne la distance entre ce que le canon déclare (vérité canonique, bornes, négations, conditions) et ce qu’un système d’IA restitue…

Définition

Routes de lecture suivantes

Artefacts machine-readable

Artefacts probatoires

Dérivations interdites

  • framework_label_as_control_execution
  • mapping_acceptance_as_compliance
  • aggregate_score_overrides_necessary_condition
  • model_mapping_as_human_approval
  • observed_output_as_attestation
  • residual_risk_omission

Statut du framework

Cette matrice propose une méthode d’alignement. Elle n’est ni une certification, ni une norme adoptée, ni une preuve qu’un contrôle fonctionne dans tous les environnements.

Son objet est précis :

Relier un élément externe versionné à un mode de défaillance interne, à une autorité, à des objets du Core, à une décision d’admission, à une projection, à une observation et à une limite résiduelle.

La matrice met en œuvre la position Un référentiel externe ne gouverne pas le canon.

1. Préconditions

Aucune correspondance ne doit être activée avant que les éléments suivants existent.

1.1 Core identifié

Le système doit utiliser les cinq objets v0.1 :

  • Entity ;
  • Claim ;
  • Term ;
  • Constraint ;
  • Precedence.

La matrice n’en ajoute aucun.

1.2 Autorités explicites

Chaque objet mobilisé doit avoir une source, une portée d’autorité et une règle de préséance. Une page officielle n’est pas automatiquement autoritaire sur toutes les classes de Claim.

1.3 Règles d’admission

La décision d’utiliser un objet dans une situation doit être séparable de son statut canonique. Un Claim peut être allowed dans le Core mais non admissible dans une interaction parce qu’une condition n’est pas satisfaite ou ne peut pas être évaluée.

1.4 Projection déterministe

Le système doit pouvoir produire une projection reproductible à partir de l’autorité, de la politique, de l’intention et du contexte.

1.5 Observation bornée

Le protocole d’observation doit distinguer la restitution observée, l’écart, le verdict de conformité et la limite de preuve. Le ledger ne constitue pas une attestation de l’état interne d’un modèle tiers.

2. Unité de travail

Une ligne de matrice ne correspond pas à un domaine entier comme « désinformation », « transparence » ou « risques multi-agents ».

Elle correspond à une unité plus petite :

un mode de défaillance
+ une classe de Claim
+ un contexte d’application
+ un contrôle attendu
+ une preuve observable

Exemple :

Perte de la date de validité d’une certification lors d’une réponse à une question de conformité dans une juridiction donnée.

Cette unité peut être reliée à un risque externe plus large. Elle demeure assez précise pour produire une condition, une projection et un test.

3. Structure minimale de la matrice

Champ Fonction Règle de validité
external_namespace Identifie le référentiel Stable et non ambigu
external_item_id Identifie le risque, contrôle ou obligation Doit être traçable à la source
external_snapshot Fixe la version ou la date Aucun « latest » implicite
external_license Conserve les conditions de réutilisation Attribution et obligations préservées
mapping_status Décrit l’état de revue de la correspondance N’est jamais un statut du Core
failure_mode Décrit la défaillance interne ciblée Doit être observable ou testable
claim_class Délimite le type d’affirmation Évite l’autorité universelle
internal_authority Identifie la source gouvernante Portée et Precedence explicites
core_refs Référence Entity, Claim, Term, Constraint, Precedence Aucun objet externe injecté
applicability Déclare le contexte d’activation Inclut les conditions négatives
admission_rule Décide si les objets peuvent être mobilisés Non évalué = non admissible
delivery_mode Réponse, qualification, clarification ou non-réponse Ne dépasse pas la permission supérieure
expected_evidence Déclare les éléments à produire Fixé avant l’observation
residual_limit Déclare ce que le contrôle ne prouve pas Obligatoire

4. Étape 1 : capturer le référentiel

Le référentiel doit être importé dans un espace de noms externe, jamais dans le Core.

Le manifeste de capture devrait contenir :

framework:
  namespace: mit-airi
  source_url: https://airisk.mit.edu/risks
  snapshot_date: 2026-08-18
  imported_at: 2026-08-18T00:00:00Z
  license: CC-BY-4.0
  snapshot_sha256: "..."
  canonical: false

Les dates illustratives doivent être remplacées par les valeurs réelles de l’import. Le hachage porte sur l’artefact effectivement conservé, pas sur l’URL.

La capture doit préciser si elle représente :

  • une version publiée ;
  • un export daté ;
  • un snapshot d’une base vivante ;
  • une sélection partielle ;
  • une adaptation locale.

Une adaptation doit conserver la source et distinguer le contenu original de l’interprétation ajoutée.

5. Étape 2 : qualifier le mode de défaillance interne

Le libellé externe ne suffit pas. Il faut décrire ce qui peut réellement échouer dans l’architecture étudiée.

Un mode de défaillance recevable précise :

  • l’objet concerné ;
  • la transformation indésirable ;
  • le contexte où elle devient conséquente ;
  • le signe observable de l’écart ;
  • ce qui demeurerait hors mesure.

Exemples :

  • omission d’une exclusion essentielle ;
  • généralisation d’un Claim au-delà de sa portée ;
  • confusion entre une source officielle et une évaluation externe ;
  • perte d’une contrainte pendant un transfert agent-à-agent ;
  • réponse produite malgré une condition non évaluée ;
  • classification probabiliste présentée comme fait déclaré.

6. Étape 3 : identifier l’autorité interne

Chaque mode de défaillance doit être relié à une classe de Claim et à l’autorité capable de la gouverner.

La matrice doit répondre :

  1. quelle source déclare l’information ;
  2. sur quelle classe de Claim elle possède autorité ;
  3. quelles sources externes peuvent compléter ou contester ;
  4. quelle Precedence s’applique en cas de conflit ;
  5. quelles limites restent hors de l’autorité interne.

Une organisation peut faire autorité sur la date et la portée d’une certification qu’elle publie. Elle ne peut pas utiliser cette autorité pour certifier sa réputation générale ou invalider une critique indépendante.

7. Étape 4 : relier la correspondance aux cinq objets

Une ligne ne crée pas d’objet nouveau. Elle référence les objets existants ou propose, sous revue, un changement interne distinct.

Exemple conceptuel :

core_refs:
  entity: entity:organization-x
  claims:
    - claim:certification-y-status
  terms:
    - term:certification-y
  constraints:
    - constraint:jurisdiction-required
    - constraint:validity-date-required
  precedence:
    - precedence:certification-registry-over-marketing-copy

Si une Constraint manque, la matrice peut ouvrir une proposition de modification. Elle ne l’active pas elle-même.

8. Étape 5 : tester l’applicabilité et l’admission

L’applicabilité doit considérer au minimum :

  • l’entité ;
  • l’intention ou la classe de question ;
  • l’audience ;
  • le canal ou l’agent ;
  • la juridiction ;
  • la temporalité ;
  • la sensibilité ;
  • le type de décision possible ;
  • les conditions positives ;
  • les conditions de non-applicabilité.

Le verdict d’une condition peut être :

  • satisfaite ;
  • non satisfaite ;
  • indéterminée ;
  • inexécutable.

Les deux derniers états ne valent ni permission ni conformité.

Si une condition nécessaire est non satisfaite, indéterminée ou inexécutable, le Claim conditionnel est non admissible pour cette projection. Aucun score moyen ne peut compenser une condition nécessaire manquante.

9. Étape 6 : compiler le contrôle de projection

Le contrôle ne doit pas être formulé comme une recommandation vague. Il doit déclarer un comportement vérifiable.

Exemples :

  • inclure la date de validité et la juridiction lorsque le Claim de certification est livré ;
  • interdire la généralisation d’une observation locale à l’ensemble de l’organisation ;
  • conserver l’identifiant de la source et de la projection dans un transfert multi-agents ;
  • produire une clarification lorsque deux entités homonymes restent possibles ;
  • produire une non-réponse lorsque la source d’autorité requise est absente ;
  • marquer une classification de modèle comme probabiliste et non canonique.

Une politique compilée peut être représentée ainsi :

P = f(A, G, I, C)

La matrice contribue à G. L’autorité canonique demeure dans A.

10. Étape 7 : déclarer la preuve avant l’observation

La preuve attendue doit être définie avant l’exécution. Sinon, le système pourra choisir après coup les traces qui rendent le résultat favorable.

Selon le contrôle, la preuve peut comprendre :

  • l’identifiant et la version du snapshot externe ;
  • la correspondance approuvée ;
  • les références exactes aux objets du Core ;
  • le résultat d’admission ;
  • les conditions satisfaites ou non évaluées ;
  • la projection compilée et son hachage ;
  • le paquet réellement livré ;
  • la restitution brute ;
  • le protocole d’audit ;
  • l’écart classifié ;
  • le verdict de conformité ;
  • l’événement de ledger ;
  • les limites résiduelles.

Une preuve absente ne doit pas être remplacée par une explication narrative rétrospective.

11. Étape 8 : observer sans muter le Core

La restitution R est comparée à la projection P :

Δ = g(P, R)

Le résultat de conformité est ensuite qualifié selon la gouvernance applicable :

Q = h(Δ, G)

Le verdict peut notamment distinguer :

  • conformité observée ;
  • conformité partielle ;
  • déviation mineure ;
  • déviation critique ;
  • résultat indéterminé ;
  • contrôle inexécutable ;
  • observation insuffisante.

Ces verdicts appartiennent à la couche d’observation. Ils ne modifient pas les statuts allowed, conditional, forbidden ou deprecated du Core.

Une déviation répétée peut ouvrir une proposition de correction. La modification suit ensuite le processus d’autorité normal.

12. Exemple illustratif avec le MIT AI Risk Repository

Les lignes suivantes illustrent la méthode. Elles ne constituent ni une correspondance officielle du MIT, ni une certification, ni une intégration active.

Référence externe Mode de défaillance ciblé Contrôle interne possible Preuve attendue Limite résiduelle
MIT 3.1, information fausse ou trompeuse Un Claim factuel perd sa date, sa portée ou son exclusion Admission sur source autorisée, projection des limites, refus d’extrapolation Claim versionné, source, projection, restitution, écart Ne couvre pas toute la désinformation ni les faits externes non gouvernés
MIT 7.4, manque de transparence ou d’interprétabilité La réponse ne permet pas de reconstruire pourquoi une source ou un mode de sortie a été retenu Traçabilité de l’admission, de la Precedence et des contraintes Décision d’admission, règle appliquée, paquet livré, ledger N’explique pas les mécanismes internes du modèle tiers
MIT 7.6, risques multi-agents Une contrainte ou une provenance disparaît pendant une délégation Identifiants de projection, contexte borné, conservation des contraintes et journal de transfert Traces de transfert, versions, contexte reçu et retransmis Ne prévient pas tous les comportements émergents ou collusifs

Les catégories de mitigation MIT peuvent ensuite servir à qualifier la famille de contrôle, par exemple :

  • 3.1 Testing & Auditing pour le protocole de comparaison ;
  • 3.5 Post-deployment Monitoring pour l’observation longitudinale ;
  • 4.1 System Documentation pour la documentation de l’architecture et des limites ;
  • 4.2 Risk Disclosure pour la publication du risque et de la limite résiduelle ;
  • 4.3 Incident Reporting pour les déviations critiques ;
  • 4.4 Governance Disclosure pour les règles de décision et les autorités.

Cette qualification externe ne remplace pas la description interne du contrôle.

13. Statut épistémique des données de la ligne

Chaque valeur doit déclarer sa provenance épistémique.

Statut Signification Usage permis
source_declared Publié explicitement par la source citée Peut documenter le cadre externe ou l’autorité interne selon sa portée
deterministic_derived Produit par une règle reproductible Peut alimenter la compilation si la règle est approuvée
model_classified Produit par un système probabiliste Proposition ou signal, jamais autorité silencieuse
human_reviewed Revu par une personne identifiée Renforce la traçabilité, sans créer une vérité universelle
interaction_observed Observé pendant une interaction datée Alimente l’audit et le ledger, jamais le Core directement

Une donnée model_classified devenue human_reviewed conserve l’historique de sa classification initiale. La revue ne doit pas effacer le chemin ayant produit la proposition.

14. Versionnement et réversibilité

Chaque activation doit lier :

  • le SHA du snapshot externe ;
  • la version de la matrice ;
  • le SHA ou identifiant de l’état canonique ;
  • la version de la politique compilée ;
  • la version du runtime ;
  • le protocole d’audit ;
  • la fenêtre d’observation.

Lorsqu’un référentiel externe change, trois opérations sont séparées :

  1. importer un nouveau snapshot ;
  2. calculer et revoir les différences ;
  3. décider si une correspondance doit être modifiée ou réactivée.

Le nouvel état ne remplace jamais automatiquement l’ancien. Le système doit pouvoir rejouer une observation avec l’état qui était actif au moment de la livraison.

15. Fixtures minimales

Avant activation, la matrice doit passer des fixtures couvrant au moins :

  1. un risque externe sans correspondance interne : aucun effet sur la projection ;
  2. une correspondance proposée mais non approuvée : inactive ;
  3. une condition satisfaite : projection conforme à la permission ;
  4. une condition non satisfaite : Claim non admissible ;
  5. une condition indéterminée : aucune permission implicite ;
  6. une Constraint contradictoire à même autorité : échec de compilation ;
  7. une couche inférieure tentant d’élargir une permission : rejet ;
  8. une classification de modèle non revue : aucun changement du Core ;
  9. un snapshot externe mis à jour : aucune activation automatique ;
  10. une restitution déviante : événement de ledger sans mutation canonique.

Les versions française et anglaise doivent décrire la même architecture. Le français demeure la référence normative lorsque la spécification sera stabilisée ; l’anglais en sera une traduction, pas une architecture parallèle.

16. Critères d’acceptation

Une ligne est activable seulement si :

  • le référentiel et son snapshot sont identifiés ;
  • la licence et l’attribution sont préservées ;
  • le mode de défaillance est précis ;
  • la classe de Claim et l’autorité sont explicites ;
  • les références aux cinq objets sont valides ;
  • l’applicabilité inclut les conditions négatives ;
  • la décision d’admission est déterministe ;
  • le contrôle n’élargit aucune permission ;
  • les preuves attendues sont déclarées ;
  • la limite résiduelle est explicite ;
  • les fixtures passent ;
  • la correspondance peut être désactivée sans mutation du Core.

Si un seul critère nécessaire manque, le verdict est non activable. Une moyenne positive ne compense pas une condition nécessaire absente.

17. Sortie attendue

L’application de la méthode doit produire un paquet de décision autoportant contenant :

  1. le manifeste du snapshot externe ;
  2. la ligne de correspondance versionnée ;
  3. les références aux objets canoniques ;
  4. la décision d’autorité ;
  5. les règles d’applicabilité et d’admission ;
  6. la politique de projection compilée ;
  7. les fixtures et leurs résultats ;
  8. le contrat de preuve ;
  9. la limite résiduelle ;
  10. le plan de retrait ou de remplacement.

Le paquet ne prouve pas encore l’efficacité du contrôle. Il rend le contrôle exécutable, testable et auditable.

Règle finale

La matrice ne sert pas à coller une étiquette de risque sur un système. Elle sert à maintenir une chaîne de responsabilité :

référence externe
→ qualification
→ autorité interne
→ admission
→ contrôle
→ projection
→ livraison
→ observation
→ preuve bornée

À aucun moment la référence externe ne devient le canon, et à aucun moment l’observation ne réécrit directement ce canon.