Gouvernance de la mémoire
Définition canonique. Cette page fixe le sens stable du terme « gouvernance de la mémoire » dans le cadre doctrinal publié sur gautierdorval.com.
Cette page ne constitue ni une méthode opératoire, ni une procédure industrialisable, ni une promesse de résultat. Elle sert à réduire l’ambiguïté en décrivant un périmètre conceptuel et des frontières d’interprétation.
Définition
Gouvernance de la mémoire : extension doctrinale appliquée aux systèmes stateful (agents, RAG avancé, mémoires persistées) visant à empêcher la fossilisation d’inférences en faits, en imposant un typage explicite des objets mémoire, une traçabilité minimale, une intégrité temporelle, et des conditions de rupture de conformité lors de modifications structurelles.
Portée
- Concerne les systèmes qui persistents des états (objets mémoire) et les réutilisent entre t0 et t1.
- Couvre la consolidation (fusion, compression, résumé), l’invalidation, l’archivage et l’oubli contrôlé.
- Ajoute une contrainte temporelle : un énoncé peut être valide à un instant et invalide à un autre.
Composants minimaux
- Objet mémoire typé : origine, statut, et nature d’énoncé explicités.
- Traçabilité : référence de source, ou déclaration explicite d’absence de source (bloquante pour la factualisation).
- Intégrité temporelle : périmètre de validité et prévention de la réutilisation hors temps.
- Consolidation gouvernée : transformation contrôlée qui conserve la provenance et empêche l’escalade de confiance par réécriture.
- Oubli contrôlé : invalidation/archivage explicite, sans suppression silencieuse.
- Rupture de conformité : déclenchement automatique lorsque l’auditabilité devient impossible (modèle, embeddings, règles, logs).
Ce que ce terme n’implique pas
- Une garantie d’exactitude globale.
- Une promesse de sûreté, de conformité réglementaire ou de performance.
- Une technologie imposée (vector DB, graphe, relatio, etc.).
- Une autorité interne du modèle : la gouvernance demeure attachée à des artefacts et contraintes observables.
Références et liens canoniques
- Note doctrinale associée :
/doctrine/gouvernance-memoire/ - Doctrine (cadre primaire) :
/doctrine/ - SSA-E-R (RFC) :
/doctrine/ssa-e-r/ - Gouvernance interprétative (définition) :
/definitions/gouvernance-interpretative/ - Dette interprétative (définition) :
/definitions/dette-interpretative/ - Pouvoir de version (note doctrinale) :
/doctrine/pouvoir-de-version/
Note phase 7 sur récupération et mémoire
La gouvernance mémoire doit être coordonnée avec la provenance de récupération, l’admissibilité du corpus et la résorption. Un objet mémoire persistant peut réintroduire une ancienne interprétation même après correction du corpus.
Note phase 9 : mémoire et contrôle de correction
Ce concept est maintenant relié à la couche phase 9 mémoire et persistance. Il doit être lu avec la mémoire agentique, l’objet mémoire, les hypothèses persistantes, l’oubli contrôlé, la gestion d’état périmé et la résorption de correction.
La règle de gouvernance est que la persistance n’équivaut pas à l’autorité. Un énoncé, une source, un objet mémoire, une version ou une sortie antérieure peut survivre tout en perdant le droit de gouverner de nouvelles réponses ou actions.