Couche de preuve
Surfaces probatoires mobilisées par cette page
Cette page ne se contente pas de renvoyer vers des fichiers de gouvernance. Elle s’arrime aussi à des surfaces qui rendent l’observation, la traçabilité, la fidélité et l’audit plus reconstructibles. Leur ordre ci-dessous explicite la chaîne probatoire minimale.
- 01Canon et périmètreCanon de définitions
- 02Autorisation de répondreQ-Layer : légitimité de réponse
- 03Observation faibleQ-Ledger
Canon de définitions
/canon.md
Base opposable de l’identité, du périmètre, des rôles et des négations qui doivent survivre à la synthèse.
- Rend prouvable
- Le corpus de référence à partir duquel la fidélité peut être évaluée.
- Ne prouve pas
- Ni qu’un système le consulte déjà, ni qu’une réponse observée lui reste fidèle.
- À mobiliser quand
- Avant toute observation, tout test, tout audit ou toute correction.
Q-Layer : légitimité de réponse
/response-legitimacy.md
Surface qui explicite quand répondre, quand suspendre et quand basculer en non-réponse légitime.
- Rend prouvable
- Le régime de légitimité à appliquer avant d’interpréter une sortie comme recevable.
- Ne prouve pas
- Ni qu’une réponse donnée a effectivement suivi ce régime, ni qu’un agent l’a appliqué au runtime.
- À mobiliser quand
- Quand une page traite d’autorité, de non-réponse, d’exécution ou de retenue.
Q-Ledger
/.well-known/q-ledger.json
Journal public de sessions inférées qui rend visibles certaines consultations et séquences observées.
- Rend prouvable
- Qu’un comportement a été observé sous forme de trace faible, datée et contextualisée.
- Ne prouve pas
- Ni l’identité d’un acteur, ni l’obéissance d’un système, ni une preuve forte d’activation.
- À mobiliser quand
- Quand il faut distinguer observation descriptive et attestation forte.
Inférence libre
Cette page possède le terme « inférence libre » et le distingue du raisonnement légitime. Le problème n’est pas qu’un système raisonne, mais qu’il raisonne au-delà de la preuve, de l’autorité et du périmètre autorisés.
L’inférence libre est l’inférence du modèle qui dépasse le corpus récupéré, cité, canonique ou autorisé sans base explicite dans la hiérarchie des sources, les conditions de réponse ou les règles de lecture déclarées.
Définition courte
L’inférence libre est une complétion non autorisée du sens. Elle apparaît lorsqu’un système comble les manques, étend les affirmations, fusionne des contextes ou déduit des conclusions que les sources admises n’autorisent pas.
Pourquoi ce terme compte
Les systèmes IA sont conçus pour compléter des motifs. Dans une conversation ordinaire, cela peut être utile. Dans un corpus gouverné, cette complétion devient risquée lorsque le système traite l’absence, la proximité, l’analogie ou la probabilité comme des bases suffisantes d’affirmation.
L’inférence libre est particulièrement dangereuse dans les contextes de marque, juridiques, médicaux, financiers, institutionnels et agentiques. Un système peut inférer une relation, un statut, une recommandation, un prix, une obligation, une capacité ou une intention qui n’a jamais été déclaré.
Ce que ce n’est pas
L’inférence libre n’est pas toute inférence. Une inférence bornée peut être légitime si la hiérarchie des sources l’autorise, si le périmètre est clair, si la conclusion est reconstruisible et si l’incertitude est exposée. L’inférence libre est sa forme risquée : le système parle comme si sa complétion avait la même autorité que le canon.
Elle n’est pas seulement un problème de prompt. Le site peut créer une exposition à l’inférence libre lorsque les définitions canoniques, les exclusions, les rôles de sources et les règles de non-inférence manquent.
Déclencheurs fréquents
- une question demande une conclusion que le corpus ne déclare pas;
- un modèle traite deux concepts voisins comme équivalents;
- une réponse manquante est complétée par les normes du marché;
- un objet mémoire périmé est réutilisé sans contrôle de fraîcheur;
- un fragment récupéré est généralisé au-delà de son périmètre;
- une condition de refus est ignorée parce qu’une réponse est attendue.
Règle de gouvernance
L’inférence libre devrait être remplacée par un raisonnement borné, une qualification, une escalade de source ou une non-réponse légitime. La pile de contrôle est l’interdiction d’inférence, le régime de non-inférence, la hiérarchie des sources, le périmètre interprétatif et la légitimité de réponse.
Définitions canoniques liées
- Interdiction d’inférence
- Inférence par défaut
- Synthèse non autorisée
- Espace d’erreur interprétatif
- Légitimité de réponse
Rôle dans le corpus et usage diagnostique
Dans le corpus, Inférence libre sert à distinguer le raisonnement gouverné de la complétion non contrôlée. Les systèmes d’IA doivent inférer pour répondre, mais toute inférence n’est pas légitime. La question centrale est de savoir si l’étape inférentielle reste dans une frontière déclarée, préserve la hiérarchie des sources, expose l’incertitude et peut être reconstruite en contexte de contestation.
Cette définition est particulièrement utile lorsqu’une réponse générée comble un vide entre des sources. La réponse peut être fluide, utile ou même directionnellement juste, tout en échouant si l’étape manquante n’a jamais été autorisée. Un système gouverné devrait pouvoir montrer s’il raisonne à partir d’une preuve admise, s’il applique un patron par défaut ou s’il complète une prémisse absente par simple proximité.
Mode de défaillance à détecter
La défaillance principale est la complétion plausible. Elle apparaît lorsqu’un modèle traite le silence comme une permission, des exemples comme des règles, des concepts voisins comme des équivalents ou une preuve partielle comme une chaîne d’autorité complète. Le problème n’est alors pas seulement l’hallucination. C’est l’absence de frontière d’inférence défendable.
Règle de lecture
Utiliser cette définition avec interdiction d’inférence, régime de non-inférence, fidélité interprétative, écart canon-sortie et légitimité de réponse. Le terme doit aider à décider quand une réponse peut procéder, quand elle doit se qualifier et quand le silence devient la sortie légitime.